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Affichage des articles du mars, 2017

PARTIE IV : PRISE DE CONSCIENCE DE L'INCONSCIENCE COLLECTIVE

Prendre conscience de l'inconscience collective au travers un désir libre de tous préjugés, au travers de la curiosité saine que j'ai pour l'autre. L'autre n'est pas disponible en tant qu'autre singulier. Il a des considérations d'une autre nature qui sont liées à son appartenance à l'inconscience collective. Avancer dans la connaissance de moi même ne se délègue pas : Imaginer, se projeter, fantasmer, réfléchir depuis les contenus issus de mon expérience empirique par le biais d'un regard libre de tous préjugés. (Connaissance de soi) I EN TANT QU'ÊTRE SINGULIER JE N'AI PAS PRÉJUGÉ DE QUI JE SUIS, JE SUIS DANS LA JUSTE IGNORANCE DE MOI MÊME. II LA CONNAISSANCE DE CELUI QUE JE SUIS SINGULIÈREMENT, CONNAISSANCE SINGULIÈRE DE SOI , S'OBTIENT AU TRAVERS DE L'EXPÉRIENCE EMPIRIQUE DEPUIS UN REGARD DÉFAIT DE TOUS PRÉJUGÉS. C'est bien parce que je n'ai pas préjugé de celui que je suis que j'ai le désir f

A QUI APPARTIENT L'ENFANT ? 6. AU PARENT TROP PRÉSENT

L'enfant comme un prétexte pour échapper à sa misère. Faire reposer son existence sur l'enfant. Deux êtres non finis qui en font un troisième. « J'ai fait un enfant pour redonner du souffle à mon couple, redonner du sens à ma vie, pour sortir d'un deuil, penser à autre chose...»   Faire un enfant pour redonner sens à sa vie sonne bien a priori mais a priori seulement. Dès lors que l'enfant n'est pas pris et considéré comme une fin en soi cela n'a de cesse d'être problématique. Si l'enfant devient le moyen au travers duquel le parent peut se survivre, au travers duquel il retrouve sens cela fait question. Car c'est un poids que l'enfant ne devrait pas porter. De plus dans cette configuration aucun parent ne peut supporter que son enfant marche seul, aucun parent ne peut vouloir restituer l'enfant à lui même. Si le parent dit : « je suis papa » et en fait prévalence alors on est normalement inquiet de savoir comment cel

A QUI APPARTIENT L'ENFANT ? 5. AU CADRE DES VALEURS MORALES ISSUE DE L'ÉDUCATION PARENTALE.

I l n'est pas nécessaire aux parents d’êtres des maîtres de pédagogie, de raison. L'égide, sous la sphère familiale, ne s'obtient pas au travers d'un manuel d'éducation.   Dans la pédagogie du parent maître de lui même, ce parent n'impose pas un cadre moral à l'enfant. Le parent conserve les possibles, la perfectibilité morale en puissance de l'enfant, il se « contente » de préserver le jeune être pour le rendre à lui même une fois celui-ci en âge de raison. L'éducation à proprement parl er morale ne se fait pas au travers de valeurs morales ! c'est à l’être en devenir de penser par lui même, de se faire libre et responsable. Le parent ne peut pas rendre l'enfant libre à sa place.    Si le parent imposait la morale à l'enfant celle-ci deviendrait soit une misologie (haine de la raison) soit une soumission. Une misologie d'une part car être contraint à suivre la voie de la raison sans en être soucieux soi-même s'ap

A QUI APPARTIENT L'ENFANT ? 4. A LA CONSCIENCE MORALE

Es-tu cet enfant qui souffre d'éprouver la vanité de notre société, de notre cadre commun ? KANT : «  La conscience morale n'est pas quelque chose que l'on soit susceptible d'acquérir, et il n'y a pas de devoir ordonnant de se procurer cette conscience; mais tout homme, en tant qu'être moral, possède en lui, originairement, une telle conscience. » Cette conscience siège t-elle au sein de chaque enfant ? Ou est-elle condamnée quasi-originairement chez la plus part d'entre eux ?  Il conviendrait de distinguer chez l'enfant celui qui a une aspiration morale, cette nécessité en puissance, de celui qui en est dépourvu. En effet l'un désire appartenir à l'époque c'est là la tension de son existence, l'autre au contraire désire dépasser l'époque, la sublimer , la transcender , se défaire de la contingence du temps et par là appartenir à l'inconditionné qu'est l'identité raison.  Notre époque est constitutive de

A QUI APPARTIENT L'ENFANT ? 3. AU TYRAN DOMESTIQUE

Le monde actuel ne permet pas à l’enfant de conserver par défaut ou facilement une suspension de jugement, de ne pas se perdre dans des certitudes passives. Mais il arrive que la sphère familiale fasse pire : Quand la sphère familiale se fait joug. Elle devient alors un cadre carcéral plus nuisible que la société en elle même. Aussi : «Comment j'éduque mon enfant ne regarde personne » pas même l'enfant d'ailleurs. « Je suis libre d'éduquer mon enfant comme je le désire » Parfois le parent à de drôles de conceptions, parfois l’être injuste ou « mauvais » devient parent. Il détourne l'amour filial à ses propres fins, source de violence morale. Emmanuel Levinas / Difficile Liberté “ Comprendre une personne c’est déjà lui parler. Poser l’existence d’autrui en la laissant être, c’est déjà avoir accepté cette existence, avoir tenu compte d’elle.” L'éducation de l'enfant comme une charge, un devoir avant tout, comme une tâche pour laquelle le

(TENTATIVE) DE DÉBAT N° 3

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DE QUI DÉPEND AVANT TOUT ET GÉNÉRALEMENT L'ENFANT  : DU PARENT DE LUI MÊME DE LA SOCIÉTÉ DANS SON ENSEMBLE D'UNE ENTITÉ TRANSCENDANTE (PUISSANCE EXTÉRIEURE) AUTRE ¢ DU PARENT L'ENFANT DÉPEND DU PARENT AVANT TOUT. C'EST COMMENT LE PARENT ÉDUQUE L'ENFANT, COMMENT IL S'OCCUPE DE LUI QUI FERA AVANT TOUTE CHOSE L'ENFANT. ¢ DE LUI MÊME L'ENFANT A DÉJÀ TOUT EN LUI, C'EST SA PERSONNALITÉ, SON CARACTÈRE QUI FERA CE QU'IL DEVIENDRA. ¢ DE LA SOCIÉTÉ DANS SON ENSEMBLE LA SOCIÉTÉ EST SI PUISSANTE, QU'IL EST ÉVIDENT QU'ELLE DOMINE LES DÉBATS. C'EST ELLE QUI FAIT L'ENFANT. ¢ D'UNE ENTITÉ TRANSCENDANTE (PUISSANCE EXTÉRIEURE) IL Y A QUELQUE CHOSE DE PLUS GRAND QUE CES ENTITÉS PRATIQUES (ENFANT, PARENT, SOCIÉTÉ) SI LA SOCIÉTÉ, L'ENFANT, LE PARENT SONT AINSI C'EST DEPUIS UNE CAUSE SUPÉRIEURE, UNE PUISSANCE EXTÉRIEURE QUI NOUS RÉGIT, NOUS DÉTERMINE.  DE QUI DÉPEND AVANT TOUT E

A QUI APPARTIENT L'ENFANT ? 2. A LA SOCIÉTÉ

(pour une question de liberté & responsabilité individuelle, on prendra le parent au singulier) Généralement ce qui se déroule sous la sphère familiale est hautement influencé, voire déterminé par l'extériorité, par la conscience commune ou collective, par la société. Il y a peu de résistances aux pressions de l'extériorité, c'est la société qui me fait , et qui a fait avant moi mon parent. Cela est rendu difficile pour le parent de faire que l'enfant conserve sa suspension de jugement par le fait que le monde actuel est corrompu, que l' opinion soit reine en notre monde commun poussant l’enfant en dehors de la sphère familiale, dans l'extériorité donc à se positionner, à affirmer bien avant d’être en â ge de le faire. Quand il affirme ainsi il entrave peu à peu la conscience de lui même car on ne peut se reconnaître dans une affirmation qui n'est pas faite en conscience. L à ou il devrait y avoir inconnu, il y a désormais postulat.   L'

A QUI APPARTIENT L'ENFANT ? 1. A L'INCONNU

On va voir dans cet article, brièvement, ce que permet positivement la suspension de jugement . (brièvement car ce sera le sujet central du prochain dossier ES). Le jugement suspendu pousse l’enfant à se faire sensualiste . A découvrir, observer et enregistrer ce monde sensible qui s'offre à lui. L'enfant est alors globalement avide de ce qui se présente à ses sens. En effet quand l'enfant est encore libre de tous préjugés, le monde qui l'entoure est pour lui une inconnue , un mystère et ce mystère est vecteur de curiosité, une curiosité naturelle et désintéressée. Alors que pour l'enfant qui préjuge de la réalité, qui se contente de l'apparence, cette inconnue lui est voilée. L'enfant qui demeure pour lui même un inconnu comme de juste et qui accepte cette réalité, va naturellement avoir le besoin, le désir de se chercher et se chercher à travers l'autre. Car c'est à travers l 'observation des autres, observation innocente,

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